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Yem’a Paris met la street food à l’honneur, mais pourquoi les vegans veulent des burgers?

Depuis le 18 juin, Yem’a Paris met la street food vegan à l’honneur.

Depuis un peu plus de deux ans, Yem’a Paris ce sont des légumes rôtis, des assaisonements délicats, des graines torréfiées. Du 100% maison végétal préparé chaque jour avec un leitmotiv : proposer aux urbains parisiens un repas sain et savoureux. Le tout le proposé dans une démarche résolument écoresponsable.

Alors passer à la Junk Food, ça change pas mal des nos salades healthy me direz vous? Pourquoi ce nouveau menu, pourquoi cette attention particulière à la street food 100% végétale ? Et bien pour qui me connaît, ça fait énormément de sens. Et je suis convaincue qu’on est de nombreux dans mon cas. Des repentis fondus de la Junk Food

LA STREET FOOD, C’EST LA VIE C’ETAIT MA VIE

Devenir végétarien ou végétalien, c’est une transition. Certains la vie sans ressentir de différence, certains ne s’adapte jamais et revienne à l’alimentation omnivore. D’autres encore font ça par étape : je fais partie de ce groupe, je suis même probablement l’archétype de ce groupe.

Je ne suis pas du tout ce genre de végétalienne qui n’aimait pas la viande ou mangeait un yaourt de temps en temps.  JNi le genre de végétalienne qui ne fait jamais d’écart. Je pense que je suis parmis les “Bad Vegans”.
Ca a probablement à voir avec mon incapacité à fermer des options, je suis une girouette par excellence, mais ça nous éloigne du sujet.

En tout cas, je fais parti des repentis du barbec, des nostalgique des Mamie Nova au chocolat, de ces étudiants qui connaissaient les horaires de fermeture des kebabs et le raccourcis pour aller chez MacDo. Mon repas post-work out à 16 ans : Kebak + Frites + coca. Le tout arrosé d’une onctueuse sauce américaine saturée … et bien saturée en tout.

On ne s’imagine pas forcément ça d’une personne qui ouvre un resto vegan 15 ans plus tard, mais sans aucun doute cette alimentation correspond à ma personnalité. Après tout, vous en connaissez vous, des gens qui changent de personnalité du jour au lendemain ? Changer d’alimentation pour l’améliorer, quand on aime le junk, c’est un réel défi. Devenir végétalienne oui, dans l’idée…mais dans les faits ? En supprimant des choses que j’aimais de mon quotidien, j’ai découvert ce secret de Polichinelle :  je suis une vraie accro à la junk food.

Je ne correspond pas non plus au stéréotype d’une personne qui s’alimente mal. J’ai autant de plaisir à savoir que je vais préparer des poivrons marinés que de manger une pizza . Je dois mon seul salut à une vraie fascination pour la cuisine melée à une crainte irrationnelle de vieillir, de grossir et d’être en mauvaise santé.

Et je suis convaincue que beaucoup de gens ne passent pas le cap des repas vegan pour des raisons d’habitudes alimentaires trop ancrés. Si la viande ne manque pas, en revanche, un burger oui. Si le poisson ne manque pas, je reluque les poissons panés comme une accro.  Pourquoi me direz-vous ? J’ai souvent pensé à ça. Et je crois que la réponse se trouve dans les années 90′.

 

TOUT CA, C’EST LA FAUTE A RONALD ET AUX MAD MEN

Les rois de la pub, qui nous ont fait avaler tout et n’importe quoi

Pourquoi donc? D’abord parce que c’est quand même génial d’accuser les autres de ses petits travers. Ensuite, parce que j’ai été lobotomisée par des années de marketing de masse à la MacDonald, Snickers et autre marques qui ont bercées mon enfance. A cette époque, pas de WikiLeaks, d’Anonymous, d’internet ou de Mediapart. Je me demande si je savais ce qu’était une calorie ou connaissant l’importance des nutriments . Le sacro-sain tube cathodique débitait plein de choses, et surtout la vérité, une vérité assenée à coup de bouteilles de ketchup, et de sodas format XXL.  Et il n y a  pas a dire : j’ai sauté à pied joint dans cette illusion des moeurs.

Alors plus de burger, ça n’est pas un plat en moins pour nous, les abonnés au Prince de Bel-Air. Pour nous, c’est le deuil d’une époque.

Et ces sur ce terrain sensible de la madeleine de Proust version Old Glory, ces  substituts plus réalistes que l’original sont arrivés comme du pain béni. Car depuis quelques années, la FoodTech version végétale à fait le pari de l’impossible : copier le règne animal, version plante.

 

BEYOND MEAT : LES NOUVEAUX AVENGERS DU CLIMAT ?

La Foodtech végétal, défenseur des animaux ?

 

Quand j’ai eu l’occasion de goûter à de la junk food vegan, comment vous dire ? Le plaisir a été réel, palpable. Enfin, un burger. Enfin ! Un sandwich bon, gras et guilt-free*. Symptôme indéniable de l’addiction. Enfin le burger sans la culpabilité. Parce que les FoodTech comme Beyond Meat, ImpossibleBurger ou JUST nous donne la possibilité de racheter ce libre-arbitre troqué comme des Chicken Nuggets et autres Sundae auxquels certains d’entre nous ont du mal à résister. Enfin, en résumé, on peu réconcilié nos Madeleine de Proust fast-foodienne avec une alimentation végétale… La transition climatique à coup de tacos et autres milkshakes, on est in , nan?

BURGER OU CHEVAL DE TROIE?

Au lieu de lutter contre cette réalité écrasante qu’est l’acculturation culinaire au profit de la dictature du burger (oui, parce que je romance tout cela, mais c’est tout de même triste pour la culture culinaire avoue-le nous)… J’ai envie de crier haut et fort, “et bien tant mieux” ! Tant mieux et jouons notre carte ! Car quoi de plus convaincant qu’un plat qui met tout le monde d’accord … pour mettre tout le monde d’accord ?

Le plant-based a su s’adapter aux goûts globalisés qui sont les nôtres : burgers, tacos, nachos et autres fondants au chocolat sont parmi les comfort food les plus addictives qui soient. C’est indéniable. Le burger vegan est une petite tuerie que le monde entier découvre comme une expérience nouvelle. On ne fera pas basculer les inéluctables du biftek avec un burger Beyond Meat, mais pour les fléxitariens ou autres personnes ouvertes au changement, ces nouveaux plats sont  Le cheval de Troie d’une alimentation qui fait d’un omnivore convaincu, un fléxitarien potentiel.

Et ça, c’est une voie qui a de l’avenir. Et c’est pour cela que chez Yem’a, j’ai envie de la mettre en avant. Consultez notre menu diner ici.

N’hésitez pas à partager en commentaire votre expérience de la Junk Food Vegan et votre expérience de la transition vers le 100% végétal.

From Nancy with Love,
H’acina

 

Oeufs brouillés 100% végétaux de la marque JUST.

C’est pourquoi j’ai envie de dire : sautons tous ensemble à coeur joie dans cette opportunité qu’est la street food vegan. Et faisons découvrir le 100% végétal aux omnivores aux travers de plats qu’ils connaissent, reconnaissent et adorent déjà !

Peut-être qu’ils embrasseront alors cette réalité que vous partagez sûrement : des repas sans animaux, c’est possible et c’est même très bon !

  • Guilt-free : sans culpabilité